Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

déférence dans le Littré

1 article· 9 citations· rimes· synonymes

déférence s. f. (dé-fé-ran-s')

  1. Condescendance mêlée d'égards et dictée par un motif de respect.

    • Et soit par déférence ou par un prompt scrupule Corneille, Hor. III, 2
    • Mais ce qui me surprend,C'est de voir que Pompée ait pris le nom de grand,Pour faire encore au vôtre entière déférence Corneille, Sertor. I, 2
    • ... Je me dirai votre cousin,Et vous ne me rendrez aucune déférence La Fontaine, Joc.
    • Le marquis : Sans votre respect, je lui aurais appris [au laquais] à connaître les gens de qualité. - Élise : Ma cousine vous est fort obligée de cette déférence Molière, Critique, 4
    • Tant d'honneurs, disaient-ils, et tant de déférences Sont-ce de ses bienfaits de faibles récompenses ? Racine, Brit. IV, 2
    • J'ai recouru dans ces premiers moments à l'art de plaire, aux égards séduisants, Aux doux propos, à cette déférence Qui fait souvent pardonner la licence Voltaire, Droit du Seigneur, III, 11
    • L'esprit d'union, de déférence et de société, caractère si essentiel à la république littéraire et dont vous donnerez toujours le modèle Gresset, Disc. de réception à l'Acad.
    • Accoutumé à une déférence obséquieuse pour ses idées systématiques, il était quelquefois désagréablement surpris de trouver parmi nous moins de révérence et de docilité Marmontel, Mém. liv. VII
    • Acte de déférence.

      • Le parti le plus sûr pour Talbot était la soumission et les déférences Hamilton, Gramm. IX

Étymologie

Déférer.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander