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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

déférer dans le Littré

1 article· 31 citations· rimes· synonymes· étymologie· traductions· conjugaison· prononciation (4)

déférer v. a. (dé-fé-ré. La syllabe fé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je défère, excepté, suivant la règle anomale de l'Académie, au futur et au conditionnel : je déférerai, je déférerais)

  1. 1Accorder, en parlant d'honneurs, de dignités.

  2. 2Porter devant une juridiction.

    • Les rois déféraient au peuple le jugement souverain Bossuet, Hist. III, 6
  3. 3Traduire devant un tribunal, devant un juge.

    • On dit dans le même sens déférer un acte, un livre, etc.

      • Ce décret [du pape Honorius] y fut déféré [au 6e concile général], et, après avoir été lu et examiné, il fut condamné comme contenant l'hérésie des Monothélites Pascal, Prov. 17
      • J'ai été un peu émerveillé que M. Séguier, ci-devant avocat général, fût venu me voir à Ferney pour me dire qu'il serait obligé de déférer l'Histoire du parlement et que Messieurs le pressaient fort Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 12 mai 1772
    • Déférer le serment à quelqu'un, s'en rapporter à ce qu'il témoigne sous serment.

      • Le serment lui fut déféré PATRU, Plaidoyer 13, dans RICHELET
      • Platon dit que Rhadamante expédiait les procès, déférant seulement le serment sur chaque chef Montesquieu, Espr. XIX, 22
  4. 4Déférer quelque chose à quelqu'un, le lui céder par condescendance.

    • Vieilli en cet emploi.

  5. 5V. n. Condescendre, céder par respect.

  6. 6Se déférer, être déféré, accordé. Les récompenses qui se défèrent à ceux qui les méritent.

Étymologie

Lat. deferre, transporter, décerner, ac corder, et, de là, dans le français, le verbe étant pris absolument, le sens d'avoir de la déférence.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander