défaillir v. n. (dé-fa-llir, ll mouillées, et non pas dé-fa-yir)
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1Être en moins, faire défaut, manquer. Toutes choses commençaient à leur défaillir.
- Cours la Flandre où jamais la guerre ne défaut Régnier, Épît. I
Leur âge défaudra plutôt que la matière
Régnier, Sat. IX- À qui le désir manque aucun bien ne défaut Rotrou, St Gen. V, 2
- La force lui défaut et le teint lui pâlit Tristan L'Hermite, Marianne, V, 3
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Se défaillir à soi-même, se manquer à soi-même.
Je ne veux pas me défaillir tant à moi-même que de donner sujet à ceux qui me survivront de me reprocher....
Descartes, Méth. 6
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2S'affaiblir. Il voit défaillir son corps avant son esprit. (l'édition de Lebel porte : le courage tombe avec les forces).
Que si la frayeur nous saisit de sorte que le sang se glace si fort que tout le corps tombe en défaillance, l'âme défaut en même temps
Bossuet, Conn. de Dieu. III, 11- J'ai senti défaillir ma force et mes esprits Racine, Baj. V, 1
Le courage de Corinne défaillit
Mme de Staël, Corinne, XVII, 9Il n'y a vol si haut et si fort qui ne défaille dans l'immensité des cieux
Chateaubriand, dans le Dict. de DOCHEZ.- Et la moitié du ciel pâlissait, et la briseDéfaillait dans la voile, immobile et sans voix Lamartine, Harm. II, 2
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3Tomber en faiblesse, s'évanouir. Elle se sent défaillir. Je l'ai vue défaillir dans les bras de sa mère.
Étymologie
Dé.... préfixe, et faillir ; wallon, defali ; provenç. defalhir, defaylhir ; anc. catal. defallir ; espagn. desfallecer ; ital. sfallire.
Supplément
DÉFAILLIR. Ajoutez : - REM. On placera à côté des exemples du futur cette phrase de Bossuet :