Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

dénûment dans le Littré

1 article· 2 citations

dénûment s. m. (dé-nu-man)

  1. Dépouillement des choses nécessaires. Cette famille est dans le dénûment le plus complet.

    • La route avait détruit leur chaussure.... ils cachaient avec soin leur dénûment devant leur empereur et se paraient de leurs armes éclatantes et bien réparées Ségur, Hist. de Napol. VIII, 11
    • D'abord le vin manqua, puis la bière, même l'eau-de-vie, enfin l'on fut réduit à l'eau, qui souvent manqua à son tour ; il en fut de même pour les aliments, de même pour les autres nécessités de la vie ; et dans ce dénûment graduel le découragement de l'âme suivait l'affaiblissement successif du corps Ségur, ib. VI, 6
    • Terme de la vie spirituelle. Le dénûment des biens sensibles, disposition contraire au goût et à l'attachement naturel qu'on a pour les objets des sens.

Remarque

Au XVIIe siècle, dénûment était rejeté par les puristes ; Bouhours, Nouv. rem. dit : " Dénuement ne vaut rien, ni dans le propre ni dans le figuré ; il n'est pas même français. Il faut avouer néanmoins que les dévots s'en servent ; mais il faut vivre comme eux, et ne pas toujours parler comme eux. " L'historique montre qu'il était bien français.

Étymologie

Dénuer.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander