1dénicher v. a. (dé-ni-ché)
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1Enlever du nid. Dénicher des oiseaux.
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Fig. En parlant de tout objet vivement désiré et sévèrement gardé que l'on assimile à un oiseau, et, en particulier, d'une jeune fille.
Joli oiseau, ma foi ! difficile à dénicher
BEAUMARCHAIS, Barb. de Sév. I, 4
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2Découvrir la retraite de quelqu'un à force de recherches. Si je l'ai déniché, ce n'est pas sans peine.
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Découvrir un objet rare, curieux. Je ne sais où il est allé dénicher cela.
Ils [Mme de Châtillon et son frère] cherchèrent une fortune à Boutteville, et ils dénichèrent ce mariage du second lit de l'héritière de Piney avec M. de Clermont
Saint-Simon, 16, 189- Dans nos bois souvent dès l'aurore,J'ai déniché de frais appas Béranger, Vieux caporal
Un page Dénichant enfin à son tour Fille de vingt ans neuve et sage
Béranger, M. de Charlemagne
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3Fig. et familièrement, débusquer d'un postes d'une retraite. Dénicher les ennemis d'un fort. Dénicher les voleurs de leur retraite.
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4V. n. Abandonner le nid. Tous les oiseaux ont déniché ce matin.
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Fig. Sortir, s'évader avec précipitation.
- Dénichons de céans et sans cérémonie Molière, Tart. IV, 7
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Fig. Les oiseaux ont déniché ou sont dénichés, se dit en parlant de gens partis, de prisonniers évadés, etc.
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Remarque
Dénicher, v. n. se conjugue avec l'auxiliaire avoir, quand on exprime l'action : les prisonniers ont déniché ce matin ; avec l'auxiliaire être, quand on exprime l'état : ils sont dénichés depuis ce matin.
Étymologie
Dé.... préfixe, et nicher ; Berry, déniger. Au premier abord, il y a dans dénicher 1, tant selon l'usage actuel qu'à l'historique, des acceptions qui peuvent convenir à dénicher 2, ôter de la niche. Mais, si l'on prend l'historique, on voit, dans le plus ancien exemple, faire desnichier, qui est faire sortir du nid. De là desnicher a pris facilement le sens de débusquer, sans qu'il soit nécessaire de recourir à niche, malgré le voisinage des significations, de plus la forme deniger, qui se prête à nid, paraît étrangère à niche.