Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

dépérir dans le Littré

1 article· 8 citations· rimes· synonymes· conjugaison

dépérir v. n. (dé-pé-rir)

  1. 1Périr peu à peu, s'affaiblir graduellement. Sa santé dépérit tous les jours.

    • La nôtre [armée] était fort dépérie depuis la dernière victoire Voiture, Lett. 74
    • Elle va toujours en dépérissant Bossuet, III, Paq. 3
    • Je sens de jour en jour dépérir mon génie Boileau, Épîtr. VIII
    • On en voit quelquefois [des enfants] qui dépérissent d'une langueur secrète, parce que d'autres sont plus aimés et plus caressés qu'eux Fénelon, Éduc. des filles, ch. 5
    • Il sèche et dépérit au milieu de son abondance Massillon, Pet. car. Tent.
    • Pendant que la métropole dépérissait, il n'était pas possible que les colonies prospérassent Raynal, Hist. phil. VIII, 31
    • Ses jours [de Démodocus] dépérissaient, il marchait à grands pas vers le tombeau Chateaubriand, Mart. II, 216
    • L'État n'a point dépéri, Je reviens gras et fleuri Béranger, Ventru.
  2. 2Terme de jurisprudence. Les preuves dépérissent par la longueur du temps, c'est-à-dire se perdent à mesure que les témoins disparaissent.

    • Ces créances dépérissent, elles deviennent difficiles à recouvrer.

  3. 3Se détériorer, se délabrer, tomber en ruine. Ces meubles, ces monuments dépérissent.

Remarque

Dépérir se conjugue avec l'auxiliaire avoir, quand on veut marquer mieux la manière en tant qu'elle a été continue ou successive : il a dépéri rapidement ; avec l'auxiliaire être, quand on veut marquer l'état ou résultat final, complet : l'agriculture est dépérie.

Étymologie

Provenç. deperir ; du latin deperire, de la préposition de, et perire, périr.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander