Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

dépeindre dans le Littré

1 article· 8 citations· rimes· synonymes· conjugaison

dépeindre v. a. (dé-pin-dr')

  1. 1Peindre d'une manière distincte. Dépeindre des devises sur un pavois.

    • Sens propre à peine usité aujourd'hui.

  2. 2Représenter par le discours d'une manière assez vive pour qu'on puisse le comparer à une peinture.

    • Les poëtes tragiques anciens ont beaucoup mieux réussi à exprimer les qualités des héros qu'à dépeindre la magnificence des grands rois SAINT-ÉVREMOND, Traité des tragédies, dans RICHELET
    • Comme les femmes ont un empire absolu sur l'esprit des hommes, elles y dépeignent ou les parties des beautés qu'elles ont ou celles qu'elles estiment Pascal, Amour.
    • Les poëtes n'ont pas raison de nous dépeindre l'amour comme un aveugle Pascal, dans COUSIN
    • On nous dépeint ici M. de Marseille, l'épée à la main, aux côtés du roi de Pologne, ayant eu deux chevaux tués sous lui, et donnant la chasse aux Tartares comme l'archevêque Turpin la donnait aux Sarrasins Mme de Sévigné, 229
    • Si je veux d'un galant dépeindre la figure Boileau, Sat. II
    • S'il rencontre un palais, il m'en dépeint la face Boileau, Art p. I
    • Et ces mêmes fureurs que vous me dépeignez Racine, Iphig. III, 5
    • Quand tu me dépeignais ce héros intrépide Racine, Phèd. I, 1
  3. 3Se dépeindre, v. réfl. Faire par le discours son propre portrait. Byron s'est dépeint en ses poëmes.

    • Être dépeint. Cela ne saurait se dépeindre.

Étymologie

Bourguig. dépoindre ; provenç. depenher, despenher ; ital. dipingere ; du latin depingere, de la préposition de, et pingere, peindre (voy. PEINDRE).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander