députer v. a. (dé-pu-té)
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1Envoyer comme député.
- Madame, le sénat nous députe tous deuxPour vous jurer encor qu'il suivra tous vos vœux Corneille, Pulch. V, 2
L'ambassadeur est l'homme du prince qui le députe
Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 491- Cet homme ainsi bâti fut député des villesQue lave le Danube ; il n'était point d'asilesOù l'avarice des RomainsNe pénétrât alors et ne portât les mains La Fontaine, Fabl. XI, 7
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2Absolument. Envoyer une députation.
L'erreur alla si loin qu'Abdère députa Vers Hippocrate, et l'invita à venir rétablir la raison du malade
La Fontaine, Fabl. VIII, 26On court, on s'assemble, on députe à l'oiseau : seigneur Cormoran, D'où vous vient cet avis ? Quel est votre garant ?
La Fontaine, Fabl. X, 4Il déclara ouvertement qu'il ne se séparerait point d'eux, et leur conseilla de députer vers le prince, pour savoir de lui-même contre qui il prétendait les mener
Rollin, Hist. anc. t. IV, p. 145, dans POUGENS
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3Députer à, destiner à (emploi vieilli).
Ces petites bêtes [les abeilles] que la nature a députées à faire ce métier [le miel]
Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne.
Étymologie
Provenç. deputar ; espagn. deputar, diputar ; ital. deputare ; du latin deputare, tailler, assigner, de la préposition de, et putare, tailler, penser (voy. PUTATIF). Députer, c'est proprement assigner, puis, de là, confier une mission.