dérider v. a. (dé-ri-dé)
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1Effacer les rides. Pommade pour dérider la peau.
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2Fig. Dérider le front, ôter au front toute apparence sérieuse ou soucieuse.
- J'aime mieux Arioste et ses fables comiquesQue les auteurs toujours froids et mélancoliquesQui, dans leur sombre humeur, se croiraient faire affront,Si les Grâces jamais leur déridaient le front Boileau, Art p. III
Le géomètre dérida un peu son front et se mit à rire
Montesquieu, Lett. pers. 128- La gaîté qu'il savait répandreEût déridé le front d'un roi Béranger, Violon brisé.
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Se dérider le front, quitter l'air sérieux, devenir gai.
Le P. Pétau, bien moins âgé, mais naturellement plus rigide que son confrère, se dérida le front en faveur d'un jeune provincial qui....
D'OLIVET, Hist. de l'Acad. t. II, p. 393, dans POUGENS
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Rendre gai. Rien ne saurait le dérider.
Le riant Épicurien Y déridait l'âpre Stoïcien
Delille, Convers. Prologue.
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3Se dérider, v. réfl. Perdre ses rides. Ce visage, ridé par la maladie, s'est déridé par la convalescence et l'embonpoint.
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Fig. Devenir gai. Il ne se déride jamais.
- Alors il n'était point de lecteur si sauvageQui ne se déridât en lisant mon ouvrage Boileau, Épît. X
Rouillé, procureur général de la chambre des comptes, ne se déridait qu'avec des filles et entre les pots
Saint-Simon, 95, 7
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Étymologie
Dé.... préfixe, et ride.