dérision s. f. (dé-ri-zion ; en poésie, de quatre syllabes)
-
Moquerie méprisante.
Peu s'en faut qu'elle ne s'emporte jusqu'à la dérision [de la religion], qui est le dernier excès et comme le triomphe de l'orgueil
Bossuet, Anne de Gonz.Tourner le nom de Dieu en dérision
Bossuet, Vict. 1Ils les portèrent en dérision par toute la ville
MAUCROIX, Schisme, liv. I, dans RICHELET- Et tout le peuple même avec dérisionObservant la rougeur qui couvrait mon visage.... Racine, Esth. III, 1
Faire des dérisions injustes de la piété même
Massillon, Car. Inconst.Ils ont regardé la pénitence comme des dérisions publiques des sacrements
Massillon, ib.Notre zèle, loin de ramener les pécheurs, leur fournit contre nous des dérisions et des censures
Massillon, Confér. Cond. des cl. d. le mond.- Et qu'est-ce que la gloire ? un vain son répété,Une dérision de notre vanité ! Lamartine, Harm. III, 9
-
Familièrement. C'est une dérision, c'est-à-dire c'est se moquer. C'est une dérision que d'offrir cent francs pour un pareil travail.
Étymologie
Provenç. derrizio ; ital. derisione, dirisione ; du latin derisionem (voy. DÉRISEUR).