dérobé, ée part. passé. (dé-ro-bé, bée)
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1Enlevé, soustrait. Une liasse de papiers importants dérobée sur le bureau même.
- Mais quand tu récitais des faits moins glorieux,Sa foi partout offerte et reçue en tous lieux,Hélène à ses parents dans Sparte dérobée Racine, Phèdre, I, 1
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Fig. Qui se cache, qui se dérobe.
J'examinais les contenances ; toutes marquaient une surprise honteuse, timide, dérobée
Saint-Simon, 60, 11
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Heures dérobées, heures qu'on soustrait au courant des occupations et que l'on consacre à quelque autre chose. Faire un travail à ses heures dérobées.
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2À qui on a fait un vol. Cet homme dérobé par son domestique.
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3Terme d'agriculture. Culture dérobée, culture des racines semées après une récolte principale faite dans l'année.
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4Terme de vétérinaire. Pied dérobé, pied du cheval duquel des portions de corne ont été enlevées, soit par éclat, soit par usure.
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5Escalier dérobé, corridor dérobé, porte dérobée, escalier, corridor, porte qui sert de dégagement secret à un appartement.
Elle mène Candide, par un escalier dérobé, dans un cabinet doré
Voltaire, Candide, 7
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6Fèves dérobées, fèves dont on a enlevé l'enveloppe.
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7À la dérobée, loc. adv. En cachette, avec mystère.
Lycurgue voulait que les nouveaux mariés ne se vissent qu'à la dérobée
D'ABLANC., Apophth. dans RICHELETIl ne prenait le sommeil qu'à la dérobée, changeant même souvent de lit sans garder les bienséances de son rang
Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. I, p. 592, dans POUGENSIls ont toujours quelques caresses à se faire à la dérobée
Diderot, Salon de 1767, Œuvres, t. XIV, p. 195, dans POUGENS.