désarçonner v. a. (dé-zar-so-né)
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1Jeter hors des arçons, renverser de cheval.
Le premier chevalier qui courut contre lui le désarçonna
Voltaire, Zadig, 19
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2Fig. Désarçonner quelqu'un, lui faire perdre sa position, son emploi.
Keppel désarçonna Portland pendant sa courte ambassade de France
Saint-Simon, 485, 19
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3Confondre, déconcerter.
Voilà, dit Xantus, la pâtisserie la plus méchante que j'aie jamais mangée ; il faut brûler l'ouvrière [la femme de Xantus].... Attendez, dit le paysan, je m'en vais querir ma femme, on ne fera qu'un bûcher pour toutes les deux ; ce dernier trait désarçonna le philosophe
La Fontaine, Vie d'Ésope.La Briffe tombait dans mille panneaux que Harlay lui tendait tous les jours, et dont il le relevait avec un air de supériorité qui désarçonna l'autre
Saint-Simon, 17, 202
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4Se désarçonner, v. réfl. Se faire perdre les arçons l'un à l'autre. Ils se sont désarçonnés.
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Fig. Être déconcerté. Ainsi pressé de questions, il se désarçonna.
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Étymologie
Dés.... préfixe, et arçon.