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un seul est le mot juste.

détendre dans le Littré

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détendre v. a. (dé-tan-dr')

  1. 1Relâcher ce qui était tendu. Détendre une corde, un arc, un ressort. On détendit le piége.

    • Fig. Détendre l'arc, se donner quelque relâche d'esprit.

    • Poétiquement.

    • Fig. Faire cesser un état de tension morale ou intellectuelle. Ces discussions détendirent quelque peu les âmes irritées.

      • Un prince qui a de pareils ministres.... peut détendre la contention de son esprit, sans que ses affaires en pâtissent Guez de Balzac, Avis écrit.
  2. 2Détacher ce qui était tendu, déployé, dressé. Détendre une tapisserie, un lit.

    • On le détendra [le tabernacle du témoignage], et on le dressera de nouveau dans le même ordre Saci, Bible, Nombres, II, 17
    • On dit dans le même sens, détendre un salon, une chambre à coucher.

      • Va demain, le plus matin que tu pourras, me chercher un tapissier pour détendre mon cabinet et ma chambre Marivaux, Pays. parv. t. I, 2e part. p. 63, dans POUGENS
    • Absolument. Défaire les tentures. On détendit après que le saint sacrement eut passé.

      • Défaire les tentes d'un camp. On avait déjà détendu dans tout le camp.

        • L'armée eut ordre de charger les gros bagages avec défense de détendre et de rien remuer Saint-Simon, 47, 49
  3. 3Se détendre, v. réfl. Cesser d'être tendu, se relâcher. Un ressort qui se détend.

Étymologie

Dé.... préfixe, et tendre, v. a. ; provenç, destendre ; ital. distendere.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander