détraction s. f. (dé-tra-ksion ; en vers, de quatre syllabes)
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1Action de détracter. La détraction contre le prochain.
Penses-tu, m'amusant avecque des sottises, Par tes détractions rompre mes entreprises ?
Corneille, Mélite, III, 4Voilà toute la matière de la détraction, c'est à quoi se réduisent tous les entretiens d'aujourd'hui
Fléchier, Serm. I, 336Un demi-silence qui n'a fait qu'animer le feu de la détraction
Massillon, Car. Pard. des offenses.Le crime de la détraction, quel remède, quelle vertu peut le réparer ?
Massillon, ib. Médisance.
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2Terme de jurisprudence. Droit de détraction, droit par lequel le souverain distrait une partie des successions qu'il permet aux étrangers de recueillir.
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3Dans le langage général, action d'ôter, de retrancher.
Partout où ils ont pu agir, non par voie de perception directe, mais par voie de détraction, partout où ils ont pu faire payer le débiteur, au lieu de s'adresser au créancier, ils l'ont fait...
Journ. offic. 24 déc. 1871, p. 5223, 1re col.
Étymologie
Provenç. detraccio, detractio ; espagn. detraccion ; ital. detrazione ; du latin detractionem (voy. DÉTRACTER).