détraquer v. a. (dé-tra-ké)
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1Faire perdre à un cheval ses bonnes allures. Celui qui a monté ce cheval l'a détraqué.
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2Par extension, déranger un mécanisme. Détraquer un tournebroche.
Je vous avoue que j'avais déjà été un peu fâché pour le duc de Bourgogne qu'il eût écrit à Mme de Maintenon contre le duc de Vendôme, et qu'il se fût amusé à détraquer une montre avant la bataille d'Oudenarde
Voltaire, Lett. à Villevieille, 30 avril 1777
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Terme de chasse. Détraquer un piége, le faire partir, en en décochant la gâchette ou le triquet.
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3Fig. et familièrement, troubler. Cela lui a détraqué le cerveau, l'esprit.
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4Se détraquer, v. réfl. Perdre ses bonnes allures. Ce cheval s'est détraqué.
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5Perdre la faculté de fonctionner, en parlant d'un mécanisme. Cette machine s'est détraquée.
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Avec ellipse du pronom se.
Je m'étais mis à étudier l'anatomie, et passant en revue la multitude et le jeu des pièces qui composent ma machine, je m'attendais à sentir détraquer tout cela vingt fois le jour
J.-J. Rousseau, Conf. VI
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Fig. Sa tête se détraque.
Me faire enfermer ! voilà la machine qui se détraque, çà, çà, changeons de propos
Regnard, le Retour imprévu, sc. 16
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4Ajoutez :
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Fig.
Pour fournir entièrement ma carrière, et ne me point détraquer de l'écliptique de cette instruction, que je n'aie rencontré le tropique de la vérité
NAUDÉ, Rosecroix, VI, 2
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Étymologie
Dé.... préfixe, et traquer : proprement détourner de la trace ; Berry, detraquer, détourner de la voie.