détresse s. f. (dé-trè-s')
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1Serrement de cœur, angoisse causée par un besoin, par un danger, par une souffrance. Quand il se vit abandonné par ses compagnons dans ce lieu solitaire, sa détresse fut grande. Cris de détresse.
- Et confite en détresse,Imite avec ses pleurs la sainte pécheresse Régnier, Sat. XII
- Me voici donc en ce lieu de détresseEmbastillé, logé fort à l'étroit Voltaire, la Bastille.
Sa détresse [de Napoléon à Moscou] augmente : il sait qu'il ne doit pas compter sur l'armée prussienne ; un avis d'une main trop sûre, adressé à Berthier, lui fait perdre sa confiance dans l'appui de l'armée autrichienne
Ségur, Hist. de Napol. VIII, 10
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2Dénûment extrême, danger pressant.
- Son fils à vos secours, dans sa détresse extrême,N'a-t-il pas tous les droits qu'il aurait eus lui-même ? Ducis, Oscar, III, 1
Sommes-nous descendus à ce point de détresse....
DELAV., Vêpres sicil. II, 2Vous qu'afflige la détresse, Croyez que plus d'un héros Dans le soulier qui le blesse Peut regretter ses sabots
Béranger, les Gueux.
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3Terme de marine. Signal de détresse, signal par lequel un bâtiment annonce qu'il est en danger et qu'il a besoin de secours. Canon de détresse, coup de canon tiré en signal de détresse.
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Fig. Signal de détresse, tout ce qui fait présumer qu'une personne est dans un embarras pressant.
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Étymologie
Provenç. destressa, detreissa ; mot tiré d'une forme latine irrégulière destrictia (pour rendre raison de la finale esse, comme dans paresse, de pigritia), de destrictum, supin de destringere, étreindre, de la préposition de, et stringere (voy. ÉTREINDRE).