dévider v. a. (dé-vi-dé)
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1Mettre en écheveau, au moyen du dévidoir, le fil qui est sur le fuseau.
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Mettre en peloton ce qui est en écheveau.
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2Poétiquement.
- Dévide aux ans de leur dauphinUn bonheur qui n'a point de fin Malherbe, II, 3
- Les Parques d'une même soieNe dévident pas tous nos jours Malherbe, III, 1
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3Par extension, faire passer entre ses doigts.
C'est l'aveugle que guide Le mur accoutumé, Le mendiant timide Et dont la main dévide Son rosaire enfumé
Lamartine, Harm. III, 10
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4Fig. Expliquer, débrouiller.
- .... Qui dévidât mieux un cas de conscience Régnier, Sat. X
Votre monsieur a très bien dévidé mon esprit
Mme de Sévigné, 50Nous dévidons beaucoup de chapitres
Mme de Sévigné, 353Nous appelons cela dévider tantôt une chose, tantôt une autre
Mme de Sévigné, 569
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5V. n. Terme de manége. Un cheval dévide quand, en marchant des deux pistes, les épaules vont trop vite et que sa croupe ne suit pas.
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6Se dévider, v. réfl. Être dévidé. Cette soie se dévide très bien.
Étymologie
Dé.... préfixe, et vide (comme montre l'ancienne forme des - vuider, vide s'étant écrit vuide) ; dévider, c'est rendre vide le fuseau. Cette étymologie est acceptable à condition qu'on prendra le préfixe dé.... avec le sens augmentatif. Mais voyez à DÉVIDOIR ces formes-ci d'Eust. Deschamps : desvodoir, desvondoir ; elles ne s'accommodent guère de vider, et elles font penser à vinder ou guinder, de l'allemand winden, enrouler, d'où devinder ou devider, dérouler ; ce qui serait satisfaisant pour le sens.