Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

dévider dans le Littré

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dévider v. a. (dé-vi-dé)

  1. 1Mettre en écheveau, au moyen du dévidoir, le fil qui est sur le fuseau.

    • Mettre en peloton ce qui est en écheveau.

  2. 2Poétiquement.

  3. 3Par extension, faire passer entre ses doigts.

    • C'est l'aveugle que guide Le mur accoutumé, Le mendiant timide Et dont la main dévide Son rosaire enfumé Lamartine, Harm. III, 10
  4. 4Fig. Expliquer, débrouiller.

    • .... Qui dévidât mieux un cas de conscience Régnier, Sat. X
    • Votre monsieur a très bien dévidé mon esprit Mme de Sévigné, 50
    • Nous dévidons beaucoup de chapitres Mme de Sévigné, 353
    • Nous appelons cela dévider tantôt une chose, tantôt une autre Mme de Sévigné, 569
  5. 5V. n. Terme de manége. Un cheval dévide quand, en marchant des deux pistes, les épaules vont trop vite et que sa croupe ne suit pas.

  6. 6Se dévider, v. réfl. Être dévidé. Cette soie se dévide très bien.

Étymologie

Dé.... préfixe, et vide (comme montre l'ancienne forme des - vuider, vide s'étant écrit vuide) ; dévider, c'est rendre vide le fuseau. Cette étymologie est acceptable à condition qu'on prendra le préfixe dé.... avec le sens augmentatif. Mais voyez à DÉVIDOIR ces formes-ci d'Eust. Deschamps : desvodoir, desvondoir ; elles ne s'accommodent guère de vider, et elles font penser à vinder ou guinder, de l'allemand winden, enrouler, d'où devinder ou devider, dérouler ; ce qui serait satisfaisant pour le sens.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander