Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

da dans le Littré

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1da (da)

  1. Particule qui se joint à l'adverbe oui, à l'adverbe non, et à l'expression négative nenni, et donne plus de force à l'affirmation ou à la négation. Oui-da. Nenni-da.

    • Crémante : Et l'on n'est pas si vieux encore à soixante ans. - Le marquis : Non-da, vous êtes sain Quinault, Mère coquette, I, 4
    • Isolément.

      • En amour da, non en guerre La Fontaine, Fér.
      • Et pourtant papa Dit que je suis bête ; Est-ce ma faute, da ! S'il m'a faite comme ça SCRIBE et POIRSON, le Nouveau Pourceaugnac, sc. 4

Étymologie

La forme ancienne est dea, monosyllabe, une autre encore plus ancienne est diva. D'après Diez, diva est composé des deux impératifs, di (dis) et va. Il montre qu'on s'est servi du simple ra de la même façon : Va, car me di, Chev. au lion, éd. Guest, p. 138 ; Lesse, va, tost les chiens aler, Ren. I, 47 ; Qui es-tu, va ? , RUTEB., II, 101 ; Or va, de par Dieu va, Cheval. au cygne, V. 6242 ; et qu'on renforça ce petit mot en y ajoutant l'impératif di (de dire) qui a également un sens d'excitation, et qui même se trouve répété : Et tu, diva di, faz noienz. RUTEB. I, 335. Cette explication est satisfaisante. Diva fut contracté en dea, puis en da.

2da s. m. (da)

  1. Dans la musique militaire, coup frappé faiblement sur la peau du tambour avec la baguette de gauche.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander