daigner v. n. (dè-gné)
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Condescendre à, en regardant la chose comme digne de soi ou comme n'étant pas indigne.
Roi, je ne puis ; prince, je ne daigne ; Rohan suis
Devise des RohanC'est beaucoup qu'il sorte quelquefois de ses méditations et de sa taciturnité et que, même pour critiquer, il daigne une fois le jour avoir de l'esprit
La Bruyère, VCalliope jamais ne daigna leur parler
Boileau, Disc. au roi.Daigne-t-elle sur nous au moins tourner les yeux ? Quel orgueil !
Racine, Androm. III, 6- Heureux que sa bonté daignât tout oublier Racine, Brit. IV, 4
- Daigne, daigne, mon Dieu, sur Mathan et sur elleRépandre cet esprit d'imprudence et d'erreur,De la chute des rois funeste avant-coureur Racine, Athal. I, 2
Hélène fut la seule de son sexe, parmi tant d'enfants de Jupiter, dont ce dieu daigna se déclarer le père
Paul-Louis Courier, I, 24
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Ce verbe est d'un fréquent usage à la fin des lettres, quand on écrit à un supérieur, à une personne beaucoup plus élevée en dignité. Daignez agréer mes respectueux hommages. Daignez croire à ma sincère et cordiale affection.
Étymologie
Bourguig. doignai ; provenç. denhar, deingnar, deinar ; espagn. dignar ; ital. degnare ; du latin dignari, de dignus, digne.