darder v. a. (dar-dé)
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1Frapper avec un dard.
Cambyse, ne pouvant darder Crésus, dit à ses serviteurs de le prendre et le tuer
Paul-Louis Courier, II, 158Élina, je darderai pour toi la baleine !
Chateaubriand, Natch. VIII, 336
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2Lancer comme un dard. Darder un javelot. Darder un poignard.
Je lance une pique plus loin qu'un autre ne darde une flèche
Fénelon, t. XXI, p. 378
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Poétiquement.
- Frappe ce lâche sein du trait de ton tonnerreLe plus fort que jamais tu dardes sur la terre Rotrou, Hercule mourant, III, 5
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Par extension. L'abeille darde son aiguillon. Le serpent darde sa langue.
Une guêpe partagée par le milieu du corps continue à marcher, et son ventre darde l'aiguillon comme le ferait la guêpe elle même
Bonnet, Consid. Corps organ. Œuvres, t. V, p. 363, dans POUGENS.
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Il se dit aussi des rayons, des flammes lancées comme des dards.
Un antiquaire, nommé d'Ouvrier, imagina pour Louis XIV l'emblème d'un soleil dardant ses rayons sur un globe, avec ces mots : Nec pluribus impar
Voltaire, Louis XIV, 25- Ces champs où le soleil darde ses premiers feux ANCELOT, Louis IX, II, 1
C'était l'instant où ces flammes furieuses étaient dardées de toutes parts et avec le plus de violence sur le Kremlin ; car le vent, sans doute attiré par cette grande combustion, augmentait d'impétuosité
Ségur, Hist. de Napol. VIII, 6
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Absolument. Le soleil dardait sur notre tête.
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Fig. Darder un regard, lancer un coup d'œil vif d'amour, de colère, de ressentiment. Darder un sarcasme, lancer un mot piquant.
- Tu vas dardant Dessus moi ton courroux ardent Régnier, Stances
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3Terme d'horticulture. Un arbre darde ses branches quand il pousse des branches horizontales comme des dards.
Étymologie
Dard ; wallon, dârer ; namurois, daurer.