dauber v. a. (dô-bé)
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1Frapper à coups de poing. Il a daubé vigoureusement celui qui l'avait insulté.
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2Fig. et familièrement, railler quelqu'un, mal parler de lui, l'injurier.
Je les dauberai tant en toutes rencontres, qu'à la fin ils se rendront sages
Molière, Crit. de l'Éc. des f. 6On m'a dit qu'on va le dauber, lui et toutes ses comédies, de la plus belle manière
Molière, Impromptu, 3- Dans les visites qui sont faitesLe renard se dispense et se tient clos et coi ;Le loup en fait sa cour, daube au coucher du roiSon camarade absent.... La Fontaine, Fabl. VIII, 3
- À ce que je puis voir, vous daubez ma méthode MONTFLEURY, Femme juge et partie, III, 2
- Ridicule jamais ne fut si bien daubé Piron, Métrom. II, 1
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Neutralement.
- Comme sur les maris accusés de souffranceVotre langue en tout temps a daubé d'importance Molière, Éc. des f. I, 1
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3Mettre en daube, faire une daube.
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4Se dauber, v. réfl. Se battre. Ces écoliers se sont bien daubés.
Étymologie
Norm. dauber, prêter à usure ; génev. dauber, duper, tromper ; wallon, daubiner, taupiner, rosser ; angl. to daub, enduire, barbouiller ; de l'anc. allem. dubban, frapper, sens qui va avec toutes les significations, même celle de garnir, d'enduire ; car dubban est dans a-douber, qui, exprimant le coup donné au chevalier en l'armant, avait aussi pris le sens de munir, pourvoir. Dans les environs de Paris, on dit cela me daube, en parlant d'une douleur en un point du corps.