Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

despect dans le Littré

1 article· 2 citations

despect s. m. (dè-spè) supplément

  1. Perte du respect.

    • On a érigé en maxime que c'était une sorte de despect et de félonie de décliner par la fuite la juridiction de son seigneur, et que, par conséquent, celui-ci ne pouvant s'en prendre à la personne de son vassal, pouvait toujours s'en prendre à ses biens DUPIN, Observ. sur plusieurs points importants de notre législ. crimin. Paris, 1821, p. 209
    • Cet usage [la cour célébrant les grandes fêtes de l'Église successivement dans des localités différentes, en Allemagne, au XIe siècle], qui avait pour mobile la pensée de propager le respect et l'amour du souverain, n'aboutissait qu'à la désaffection du prince et au despect de ses conseillers GIRAUD, Rev. des Deux-Mondes, 1er avr. 1873, p. 632

Remarque

Despect est un mot latin tout pur, mais qui vient en face de respect.

Étymologie

Lat. despectus, manque de respect, action de regarder de haut en bas, de despicere, de de, de, et spicere, regarder (voy. DESPECTUEUX au Dictionnaire).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander