dessus adv. (de-su ; l's se lie : de-su-z et dessous ; au contraire, Chifflet, Gramm. p. 216, au XVIIe siècle, remarque que l's ne se prononce pas, même devant une voyelle)
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1Exprime la situation supérieure, et est opposé à dessous. Ce qui est sous la table mettez-le dessus.
Si notre être, si notre substance n'est rien, tout ce que nous bâtissons dessus, que peut-il être ?
Bossuet, Duch. d'Orl.
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Mettre dessus, se couvrir, mettre son chapeau. Cette locution est populaire.
- Mettez donc dessus, s'il vous plaît Molière, Mar. forcé, 2
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Terme de jeu de paume. Mettre dessus, pousser ou relever une balle avec la raquette, assez haut pour qu'elle passe au-dessus de la corde.
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Terme de marine. Avoir le vent dessus, être masqué ou avoir ses voiles coiffées.
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Sens dessus dessous, voy. cette locution au mot SENS.
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2Là-dessus, adv. Sur cela. Mettez ce livre là-dessus.
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Sur ce sujet, sur ce point. Pourquoi revenir toujours là-dessus ? Passons là-dessus. Vous pouvez compter là-dessus, sur cet engagement, cette promesse.
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Après cela, aussitôt après. On lui déclara qu'il n'obtiendrait rien, là-dessus il se retira.
Ses troupes là-dessus ont été dispersées Pour rompre dès l'abord ces pointes avancées
Tristan L'Hermite, Panthée, V, 1- Là-dessus un grand cri tout autour s'entendit Tristan L'Hermite, Mariane, V, 2
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3Ci-dessus, adv. Plus haut, en parlant de quelque chose qui est consigné par écrit. Voyez ce qui a été exposé ci-dessus. Comme ci-dessus.
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Elliptiquement.
- De tout ce que dessus j'argumente très bienQu'ici-bas maint talent n'est que pure grimace La Fontaine, Fabl. XI, 5
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4S. m. Le côté d'une chose qui forme la partie supérieure. Le dessus d'une table, d'une étoffe. Le dessus est plus beau que le dessous.
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Ce qui est en dessus.
Je vous donne avec plaisir le dessus de tous les paniers, c'est-à-dire la fleur de mon esprit, de ma tête, de mes yeux, de ma plume, de mon écritoire, et puis le reste va comme il peut
Mme de Sévigné, 234
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L'étage supérieur d'une maison.
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Le haut d'un omnibus.
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5Il se dit de diverses choses qui se mettent sur d'autres. Un dessus de table.
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Terme d'architecture. Dessus de porte, ornement de boiserie, de peinture ou de sculpture, placé dans un encadrement au-dessus du chambranle d'une porte.
Mais, me répond l'artiste, vous ne savez donc pas que ces vertus sont des dessus de porte pour un receveur général des finances ?
Diderot, Salon de 1767, Œuvres, t. XIV, p. 87, dans POUGENS.Il ne peindra jamais que des dessus de portes
J.-J. Rousseau, Ém. III
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6Les dessus d'un théâtre, les étages qui sont au-dessus de la scène et dans lesquels peuvent remonter certaines machines, certaines décorations.
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7Petite glace qui sert comme de molette pour dégrossir ou adoucir une autre glace.
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8Adresse, suscription d'une lettre, d'un paquet.
- En fermant le paquet, j'écrirai le dessus Corneille, Ment. IV, 4
Le cabasset cacheta sa lettre, mit le dessus [l'adresse] à M. de Chaulnes au lieu de M. de Pontchartrain
Saint-Simon, 42, 239.... J'ai fini, je n'ai plus qu'à cacheter ma lettre et mettre le dessus
RÉGNARD, Distrait, IV, 9- Est-ce à moi qu'on écrit ? regardons le dessus LACHAUSSÉE, Gouvern. II, 6
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9Terme de marine. Le dessus du vent, l'avantage du vent. Avoir, gagner le dessus du vent.
.... Presque en arrivant Un pirate survient, prend le dessus du vent, Les attaque, les bat
La Fontaine, Filles de Minée..... Un vaisseau de corsaires, Ayant pris le dessus du vent, Les attaqua ; le combat fut sanglant
La Fontaine, Fiancée.
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Fig. Avoir le dessus du vent, avoir l'avantage sur quelqu'un.
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Le dessus d'une voile, la face tournée vers l'avant quand la vergue de la voile est brassée carré.
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10Avantage, supériorité. Avoir le dessus, avoir l'avantage dans un combat, dans une lutte quelconque.
La fortune n'avait pas encore le dessus dans son esprit
Vaugelas, Q. C. III, 12Ils estiment que c'est bien davantage d'emporter le dessus au conseil sur leurs compagnons, que de battre à la campagne leurs ennemis
Guez de Balzac, 3e disc. sur la cour.- Ils savent oublier quand ils ont le dessus Corneille, Nicom. V, 7
- Et sur notre Arménie Orode eut le dessus Corneille, Suréna, I, 1
- Avec plus de raison nous aurions le dessus,Si mes confrères savaient peindre La Fontaine, Fabl. III, 10
Le plaisir d'avoir le dessus sur la reine
Mme de Sévigné, 298- Votre frère l'emporte et Phèdre a le dessus Racine, Phèdre, II, 6
Que la passion n'ait pas le dessus sur la raison
Bossuet, Sil. 3
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Avoir le dessus de quelqu'un, l'emporter sur lui.
Si de nos ennemis Rodrigue a le dessus....
Corneille, Cid, IV, 5- Comme le vrai mérite a ses prérogativesQui prennent le dessus des haines les plus vives Corneille, Sertor. III, 2
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Cette tournure est moins usitée que avoir le dessus sur.
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Prendre le dessus, devenir prépondérant par les armes, par la force, par l'influence, etc. Tenir le dessus, avoir la supériorité.
Lucullus prenait le dessus en Orient
Bossuet, Hist. I, 9La Macédoine y tenait le dessus
Bossuet, ib. III, 6César prit le dessus
Bossuet, ib. III, 7Tu disputes contre Dieu à qui emportera le dessus
Bossuet, Pén. 3
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11Terme de musique. La partie la plus haute par opposition à la basse. Premier, second dessus.
Les pinsons chantaient le dessus avec les bergères
Voltaire, Babyl. 4
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Haut dessus, s'est dit de la partie supérieure parmi les dessus chantants. On dit aujourd'hui premier dessus.
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Personne qui chante le dessus. Un beau dessus.
Il vous faudra trois voix, un dessus, une haute-contre et une basse
Molière, Bourg. gent. II, 1
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12En dessus, dans la partie supérieure. Cela est noir en dessus.
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13Pardessus, loc. adv. Par la partie supérieure ; en outre. Il avait un habit et une redingote par-dessus. Il eut ce qui lui avait été promis et quelque chose par-dessus.
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Par-dessus, loc. prép. Il porte un gros manteau par-dessus son habit. Il sauta par-dessus la barrière.
Ne souffrez pas qu'une réputation si juste que la vôtre soit si limitée, ni qu'elle demeure aux pieds des Pyrénées, par-dessus lesquelles tant d'autres ont passé
Voiture, Lett. 46
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Fig.
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Terme de marine. Passer par-dessus le bord, se dit d'une personne qui s'est cachée à bord et qui ne se montre que quand le navire est en mer.
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Fig. En avoir par-dessus les yeux, par-dessus la tête, être excédé d'une chose.
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Être dans quelque chose par-dessus les yeux, en être complétement absorbé.
Mme de Coulanges s'en va ; Mme de Lavardin est dans la noce par-dessus les yeux
Mme de Sévigné, 432
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Pardessus les maisons, se dit en parlant de choses exorbitantes. Il fait des demandes par-dessus les maisons.
- Et qu'a-t-il demandé ? -Oh ! d'abord des choses par-dessus les maisons Molière, Scapin, II, 8
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Faire quelque chose par-dessus l'épaule, ne point le faire. Il l'a payé par-dessus l'épaule.
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Outre, en plus que. Il lui a donné dix francs par-dessus ce qu'on lui devait.
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Par-dessus tout, loc. adv. Principalement, avant tout, surtout. Ce qu'il veut par-dessus tout, c'est recouvrer son argent.
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S. m. Par-dessus de viole (voy. PAR-DESSUS).
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Pardessus, sorte de vêtement (voy. PAR-DESSUS).
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14Au-dessus, loc. adv. Dans la situation supérieure, plus haut. Au-dessus étaient écrits ces mots. Le confluent des deux rivières est ici ; le village est au-dessus.
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Au-dessus de, loc. prép. Plus haut que. Au-dessus du genou. Le soleil est au-dessus de l'horizon. Quinze degrés au-dessus de zéro. La Marne se jette dans la Seine au-dessus de Paris, en amont.
Tandis qu'à peine à tes pieds tu peux voir, Penses-tu lire au-dessus de ta tête ?
La Fontaine, Fabl. II, 13C'est ainsi que dix-huit mille Italiens et Français, ramassés au fond d'un ravin, ont vaincu cinquante mille Russes placés au-dessus de leurs têtes et secondés par tous les obstacles que peut offrir une ville bâtie sur une pente rapide
Ségur, Hist. de Nap. IX, 2
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Au-dessus de, sur la partie supérieure.
Nitocris est cette reine qui fit de si grands ouvrages à Babylone ; elle avait placé son tombeau au-dessus d'une des portes les plus remarquables de la ville
Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. II, p. 82, dans POUGENS
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Par extension, il marque la supériorité par rapport à un terme indiqué. Tous les hommes au-dessus de cinquantecinq ans. Les enfants de cinq ans et au-dessus.
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Fig. Au-dessus de, exprime une supériorité due au rang, au mérite, au crédit, etc. L'archevêque est au-dessus de l'évêque. Bossuet est au-dessus de tous les orateurs chrétiens de son temps.
J'ai cherché longtemps dans mon esprit qui pouvait être ce petit homme de qui on dit de si grandes choses et que l'on met si fort au-dessus et au-dessous de moi
Voiture, Lett. 28L'émulation.... qui rend l'âme féconde, qui la fait profiter des grands exemples, et la porte souvent au-dessus de ce qu'elle admire
La Bruyère, XITous mes amis en usent ainsi, et vous êtes au-dessus de tous mes amis
Mme de Maintenon, Lett. au card. de Noailles, 7 oct. 1697Un homme aussi au-dessus de ses contemporains ne pouvait manquer d'exciter leur jalousie
Diderot, Opin. des anc. phil. (scolastiques).Quel déréglement de jugement, par lequel il n'y a personne qui ne se mette au-dessus de tout le reste du monde et qui n'aime mieux son propre bien et la durée de son bonheur et de sa vie, que celle de tout le reste du monde
Pascal, Pensées, XXV, 2, éd. Lahure, 1860
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Être au-dessus de soi-même, se surpasser soi-même.
Ne sentez-vous pas que Minerve vous a transformé en un autre homme au-dessus de vous-même, pour faire par vous ce que vous avez fait ?
Fénelon, Tél. XXII
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Être au-dessus de sa place, mériter mieux.
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Être au-dessus des faiblesses humaines, être incapable d'y succomber.
Une grande âme est au-dessus de l'injure, de l'injustice, de la douleur, de la moquerie
La Bruyère, XI
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On dit dans un sens analogue qu'une chose est au-dessus d'une autre pour exprimer qu'elle est plus forte, plus grande, plus puissante. Cela est au-dessus de ses forces, cela surpasse ses forces. Courage au-dessus des périls, très grand courage.
Ma douleur est au-dessus de toute douleur, mon cœur est tout languissant au dedans de moi
Saci, Bible, Jérémie, VIII, 18
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Être au-dessus de certaines choses, n'y être pas astreint.
En disant ceci, ne croyez pas, s'il vous plaît, que je me plaigne de cette rare personne que son mérite et son peu de santé mettent au-dessus de toutes sortes de devoirs
Voiture, Lett. 19
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Être au-dessus de l'opinion, ne pas s'en inquiéter.
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Être au-dessus de ses affaires, avoir une fortune établie, avoir plus de revenu que de dépense à faire, ou, en parlant d'un commerçant, avoir un établissement qui prospère.
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Fig. Être au-dessus du vent, n'avoir rien à craindre, être sorti d'embarras, de gêne, de péril. (Cette locution n'est pas usitée au propre dans la marine, où l'on dit avoir le dessus du vent).
Les voilà donc tous transportés de joie, au-dessus du vent et de tous les procès
Mme de Sévigné, Lett. 13 juin 1683
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15De dessus, prép. qui exprime qu'une chose n'est plus placée sur une autre chose. Ôtez cela de dessus le buffet.
Il ne leva jamais les yeux de dessus lui
Vaugelas, Q. C. III, 6Détournant leurs yeux de dessus la mort
Bossuet, Or. fun. Gornay.Aussitôt il essuya la poussière de dessus son visage ; et le roi d'Israël reconnut qu'il était du nombre des prophètes
Saci, Bible, Rois, III, XX, 41Ses yeux ne se détournent pas de dessus elle
Massillon, Prof. rel. 2
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Voy. AU-DESSUS, à son rang alphabétique.
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13Par-dessus, loc. prép.... Ajoutez :
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Passer par-dessus soi-même, ne pas tenir compte de soi.
D'où vient donc que vous passez par-dessus vous-même, et que vous ne voyez dans un avenir lointain que le petit marquis ?
Mme de Sévigné, Lett. 13 mars 1680
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Par-dessus, plus que.
- Je devais t'estimer par-dessus toutes choses Tristan L'Hermite, Mariane, I, 3
C'est le privilége de la loi évangélique par-dessus la judaïque
Pascal, Prov. X- Je sais quel est mon crime, et je connais mon père ;Et j'ai par-dessus vous le crime de ma mère Racine, Mithr. I, 5
Qu'avais-je par-dessus tant d'âmes que vous laissez périr à mes yeux ?
Massillon, Avent, Conc.
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Remarque
1. Dans la première partie du XVIIe siècle, dessus a été couramment employé comme préposition : Voyez sur cet emploi la remarque au mot dessous. Aujourd'hui dessus est exclusivement un adverbe. 2. Pourquoi par derrière sans trait d'union et par-dessus, par-dessous, avec un trait d'union ? Le tiret ne peut se justifier, excepté dans les cas où par-dessus forme le nom d'un objet unique : un par-dessus de viole.
Étymologie
Des.... préfixe, pour dé.... avec une s de prononciation, et sus ou sur ; picard, desseure ; Berry, génev. norm. dessur ; provenç. desobre ; ital. disopra.