distrait, aite part. passé (di-strè, strè-t')
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1Démembré, séparé. Une province distraite de l'empire. Une somme d'argent distraite.
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2Un accusé distrait de ses juges naturels.
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3Détourné, déconseillé. Distrait par ses amis d'une entreprise hasardeuse.
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4Qui est détourné de l'application, de l'attention.
- Nos esprits étaient donc également distraits Corneille, Sertor. IV, 3
- Je me fuis, je m'oublie, et mes esprits distraitsSe plaisent à les suivre, et retrouvent la paix André Chénier, Élég. 4
- Je ne m'étonne plus qu'interdit et distraitVotre père ait paru nous revoir à regret Racine, Iphig. II, 4
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5Qui a des distractions, des absences d'esprit. Il est singulièrement distrait.
- Il vous dit non pour oui, oui pour non ; il appelleUne femme monsieur, et moi mademoiselle ;Prend souvent l'un pour l'autre et va sans savoir où ;On dit qu'il est distrait ; moi je le prends pour fou Regnard, Distrait, II, 1
Souvent pensif, plus souvent distrait, mais le plus charmant des convives, lorsque, sans distraction, il se livrait à nous
MARMONT., Mém. VI
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Substantivement. La Bruyère a peint le distrait.
- .... Vous, monsieur le distrait,Vous êtes là debout planté comme un piquet Regnard, le Distrait, V, 9
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En parlant des choses. Air distrait. Regarder d'un œil distrait, regarder sans apporter une grande attention.
- .... Je fuis des yeux distraitsQui, me voyant toujours, ne me voyaient jamais Racine, Bérén. I, 4
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6En termes de fabrication de glaces, glace distraite du mercure, glace où le mercure a disparu, s'étant bien amalgamé.
Pour qu'une glace soit bien étamée, il faut qu'elle soit tout à fait distraite du mercure
Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. II, p. 359