doter v. a. (do-té)
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1Pourvoir d'une dot. Ce père a doté sa fille de trente mille francs. Doter des filles pauvres. Il a doté sa nièce qui n'avait rien.
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2Faire une dotation, assigner un revenu à un établissement, à un corps, à un prince, etc. Doter un hôpital, une église, un prince, etc.
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3Fig. Les grâces dont la nature l'avait dotée.
Je veux que la valeur de ses aïeux antiques Ait fourni de matière aux plus vieilles chroniques, Et que l'un des Capets, pour honorer leur nom, Ait de trois fleurs de lis doté (quelques éditions lisent doré) leur écusson
Boileau, Sat. VLe ciel nous dote D'une marotte Tour à tour grave et quinteuse et falote
Béranger, Troubad.- L'espérance aux ailes brillantesSur vous se plaît à voltiger ;De combien de formes riantesVous dote son prisme léger ! Béranger, Anniv.
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4Se doter, v. réfl. Se donner à soi-même.
La Russie et la Hollande se sont dotées de publications semblables
Journ. offic. 22 août 1872, p. 6641, 3e col.
Étymologie
Provenç. et espagn. dotar ; ital. dotare ; du latin dotare, de dos, dot.