dragée s. f. (dra-jée)
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1Amandes diverses recouvertes de sucre très fin et durci. Un cornet de dragées.
- Bourré de sucre et brûlé de liqueurs,Vert-Vert, tombant sur un tas de dragées,En noir cyprès vit ses roses changées Gresset, Vert-Vert, IV
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Dragées de baptême, boîtes de dragées que le parrain est dans l'usage de donner à sa commère et à l'accouchée.
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Fig. et par plaisanterie.
- Oui d'un baptême de courVoyez en nous les dragées Béranger, Rév. pères.
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Dragées d'attrape, dragées fort amères.
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Fig. et familièrement. Avaler la dragée, avoir quelque déboire.
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La dragée est amère, cela est difficile à supporter.
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Terme de pharmacie. Dragées vermifuges, dragées préparées en substituant aux amandes le semen-contra. Dragées purgatives, dragées faites avec le jalap. Dragées de Saint-Roch, baies de genièvre recouvertes de sucre et qui sont diurétiques.
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2Menu plomb de chasse. Petite. grosse dragée.
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Ce fusil écarte la dragée, les grains de plomb qu'il lance s'écartent trop les uns des autres.
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Fig. et populairement. Écarter la dragée, laisser échapper de petites parties de salive en parlant.
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3Terme d'agriculture. Mélange de grains qu'on laisse croître en herbe pour les chevaux.
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Dragée de cheval, blé sarrasin.
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Fig. Tenir la dragée haute à quelqu'un, lui faire bien payer ce qu'il désire, ou le lui faire beaucoup attendre ; locution tirée de cette dragée qu'on met plus ou moins haut pour les bêtes.
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4Terme de minéralogie. Dragées de Tivoli, petites concrétions calcaires qu'on trouve dans un ruisseau sortant du lac de Tivoli (Italie).
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5Cocon renfermant un ver à soie qui n'a pu se transformer en nymphe.
Étymologie
Bourguig. draigée ; provenç. dragea ; catal. drageya ; espagn. gragea ; portug. grangea ; ital. treggea ; bas-latin, dragata, tragemata, dessert, fruit, du pluriel grec τραγήματα, friandises, de τραγεῖν ou τρώγειν, manger (voy. TRUITE).