Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

drue dans le Littré

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1drue s. f. (drue)

  1. Nom d'une espèce d'alouette.

2dru, drue adj. (dru, drue)

  1. 1Bien venant, venant serré, en parlant de l'herbe, des blés, etc. Ces blés sont fort drus.

    • L'herbe était haute et drue Vaugelas, Q. C. liv. III, dans RICHELET
  2. 2Par extension, se dit des personnes que l'on compare à une herbe drue, bien venant, vif et gaillard.

    • Je te promets à ce printemps Une petite camusette, Friponne, drue et joliette, Avec qui l'on t'enfermera ; Puis s'en démêle qui pourra La Fontaine, Poésies mêlées, XXXII, pour Mignon, chien de Son Altesse royale
    • Malgré moi l'on m'a jointe avec vous, Vous vieux penard, moi fille jeune et drue La Fontaine, Cal.
    • Lucrèce jeune et drue et bien taillée La Fontaine, Mandr.
    • La fillette était drue, honnête toutefois La Fontaine, Cas.
    • La petite femme est à cet hôtel de la Rochefoucauld, toute gaillarde et toute drue Mme de Sévigné, 389
    • Catherine de Navarre, dit-on, fut fille amoureuse et drue, qui eut un mari débile Paul-Louis Courier, Lett. I, 339

Étymologie

Provenç. drut ; génois, druo, dense, épais ; piémontais, dru, fertile, en parlant du sol. On a fait venir ce mot de dur par métathèse ; mais ni le sens ni le t du provençal ou de l'ancien français ne permettent cette dérivation. Dru vient probablement du celtique : kimry, drud, hardi ; gaélique, drûth, volontaire ; Cornouailles, dru, beaucoup ; bas-bret. druz, gras. Quel que soit le sens primitif en celtique, le sens primitif en français, d'après les textes, est celui d'herbe drue ; c'est par extension que dru s'est appliqué aux personnes. Il y avait dans l'ancien français un autre mot dru, drue, qui signifiait un fidèle, un amant, une amante ; un substantif, druerie ; dru en ce sens est d'origine germanique.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander