1duel s. m. (du-èl')
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1Combat singulier, c'est-à-dire combat entre deux hommes.
- Elle aime en ce duel son peu d'expérience Corneille, Cid, V, 4
- Il est temps ou jamais que je vous satisfasseEt qu'un duel enfin entre mon frère et moi.... Rotrou, Antig. I, 6
- Et ta seule beauté causa notre duel Rotrou, Herc. mour. I, 4
Le vainqueur offrit le duel au nouveau roi
Bossuet, Hist. III, 4
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2Duel judiciaire, combat singulier ordonné autrefois par la justice et admis comme preuve juridique dans les questions douteuses.
Le duel a décidé de l'innocence des hommes, des accusations fausses ou véritables
La Bruyère, XIIILouis le Jeune, en 1168, avait ordonné que, pour une dette qui n'excéderait pas cinq sols, le duel ne pourrait avoir lieu
SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuvres, t. IV, p. 76, dans POUGENSPhilippe le Bel défendit le duel en matière civile ; et l'on put plaider sans être obligé de se battre
SAINT-FOIX, ib. t. III, p. 16
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3Combat singulier entre deux personnes privées et pour des offenses privées. Duel au pistolet, à l'épée. Duel au premier sang, duel qui doit s'arrêter à la première blessure, même légère, d'un des combattants.
Montrez-moi qu'il soit permis de se battre en duel
Pascal, Prov. 7- Un duel met les gens en mauvaise posture,Et notre roi n'est pas un monarque en peinture Molière, Fâch. I, 10
Combien de gens s'allaient autrefois battre en duel, en déplorant et en condamnant cette misérable coutume et se blâmant eux-mêmes de la suivre !
NICOLE, Ess. mor. 1er traité, ch. XCes saintes ordonnances contre le duel que Votre Majesté vient de renouveler
Bourdaloue, Purif. de la Vierge, Myst. t. II, p. 193Me direz-vous qu'un duel témoigne qu'on a du cœur, et que cela suffit pour effacer la honte ou le reproche de tous les autres vices ?
J.-J. Rousseau, Hél. I, 57
Étymologie
Lat. duellum.