duper v. a. (du-pé)
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1Prendre pour dupe, tromper. Ils s'entendirent pour le duper.
- Paris est un grand lieu plein de marchands mêlés :L'effet n'y répond pas toujours à l'apparence,On s'y laisse duper autant qu'en lieu de France Corneille, Ment. I, 1
Je sais les tours rusés et les subtiles trames Dont.... savent user les femmes. Et comme on est dupé par leurs dextérités
Molière, Éc. des f. I, 1- Quoi ! parce qu'un fripon vous dupe avec audaceSous le pompeux éclat d'une austère grimace,Vous voulez que partout on soit tout comme lui,Et qu'aucun vrai dévot ne se trouve aujourd'hui ? Molière, Tart. V, 1
- Un bigot orgueilleux qui, dans sa vanité,Croit duper jusqu'à Dieu par son zèle affecté Boileau, Sat. X
Tous ceux qui ont commercé avec les Chinois conviennent unanimement que l'on ne saurait prendre trop de précautions, si l'on ne veut pas en être dupé
Raynal, Hist. phil. I, 21
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Absolument. Il ne cherche qu'à duper.
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Il se dit aussi de certains sentiments que l'on trompe.
Je dupais son inconstance, parce que tous les jours je lui renouvelais sa maîtresse, et c'était comme s'il en avait changé
Marivaux, Marianne, 1re part.
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2Se duper, v. réfl. Des fripons qui se dupent l'un l'autre.
Étymologie
Dupe ; Berry, dubé, huppé.