décrire v. a. (dé-kri-r')
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1Représenter, dépeindre par le discours. Décrire une plante, une tempête. Il y a certaines choses qu'on ne définit pas aisément, on se contente de les décrire.
Je crois que je ne serai pas si malheureux que je ne voie quelque tempête que j'aie quelque jour à vous décrire
Voiture, Lett. 53Que ne puis-je vous décrire cet air de grandeur et cette majesté accompagnée de tant de grâces ?
Fléchier, Madame de Montausier.Je me renferme seulement dans cette science qui décrit les mœurs, qui examine les hommes
La Bruyère, Disc. sur Théophraste.- Il décrit les fruits d'or, dont l'éclat enchanteurSut soumettre Atalante à ce jeune vainqueur Gresset, Églogue VI
Un tableau que je décris n'est pas toujours un bon tableau ; celui que je ne décris pas en est, à coup sûr, un mauvais
Diderot, Salon de 1767, Œuvres, t. XIV, p. 286, dans POUGENS.
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2Terme de géométrie. Tracer. Décrire une courbe, une ellipse.
Il fait le plan des bâtiments, en décrit la situation
La Bruyère, V
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Par extension. L'orbite qu'une planète décrit autour du soleil.
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3Se décrire, v. réfl. Être décrit. Ce spectacle ne peut se décrire.
Le vrai bonheur ne se décrit pas ; il se sent et se sent d'autant mieux qu'il peut le moins se décrire
J.-J. Rousseau, Conf. VI
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Faire la description, la peinture de soi-même.
Ces éloquents et graves discours dans lesquels, formant l'idée d'un homme de bien, il se décrivait lui-même sans y penser
Fléchier, Lamoignon.
Étymologie
Provenç. descriure ; catal. descriuer ; espagn. describir ; portug. descrever ; ital. descrivere ; du latin describere, de de, et scribere, écrire.