détenir v. a. (dé-te-nir)
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1Tenir entre ses mains.
L'on veut absolument que, contre mon intérêt visible, j'aie mutilé ce morceau, que je venais de détenir et dont j'étais maître
Paul-Louis Courier, I, 96
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2Terme de jurisprudence. Garder en sa possession ce qui appartient à d'autres. Détenir le bien d'autrui.
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3Retenir quelqu'un contre sa volonté. L'Angleterre, avant de déclarer la guerre en 1755, attaqua les navires français et détint les matelots.
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Par extension.
Tant que nous sommes détenus dans cette demeure mortelle, nous vivons assujettis au changement, parce que, si vous me permettez de parler ainsi, c'est la loi du pays que nous habitons
Bossuet, Duch. d'Orl.
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Terme de législation. Détenir quelqu'un en prison, ou, simplement, détenir, le retenir en prison. Ses créanciers le détiennent à Clichy depuis quelque temps.
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4Se détenir, v. réfl. Être détenu. Des biens qui se détiennent illégalement.
Étymologie
Provenç. detener, destener ; catal. detenir ; espagn. detener ; portug. deter ; ital. ditenere ; du latin detinere, du préfixe de, et tenere, tenir, qui devient tinere en composition.