Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

dévolu dans le Littré

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1dévolu, ue adj. (dé-vo-lu, lue)

  1. Terme de jurisprudence. Qui est transporté, transféré, échu, acquis par droit. Héritage dévolu à la ligne paternelle. Cet objet lui a été dévolu à la criée.

    • Dans le langage général, acquis.

      • Les honneurs me sont dévolus, J'ai cinquante écus Béranger, 50 écus.
    • Réservé, destiné.

Étymologie

Lat. devolutus, roulé vers, attribué ; de devolvere, de la préposition de, et volvere, rouler (voy. VOLUME).

2dévolu s. m. (dé-vo-lu)

  1. Terme de droit canonique. Provision d'un bénéfice vacant par incapacité du collataire. Obtenir un dévolu. Faire signifier un dévolu, faire signifier qu'on l'a obtenu.

    • Le prince lui avait donné [à Villebrune] un bénéfice de quatre mille livres de rente ; quelqu'un parla d'un dévolu, à cause de ce que vous savez ; l'abbé du Plessis le prévint à Rome et l'obtint ; et, contre le sentiment de toute sa famille, il le fit signifier, croyant, disait-il, faire un partage de frère avec Villebrune Mme de Sévigné, 292
    • Un dévolu sur un bénéfice fut cause de la première [aventure] qui fit un procès entre un parent de M. de Vardes et un de mon père Saint-Simon, 10, 119
    • Jeter un dévolu sur un bénéfice, y former une prétention juridique, en vertu de quelque faute commise par celui qui le possède.

      • Pourvu qu'on ne jette point de dévolu sur Balzac, je suis très satisfait de ma condition présente Guez de Balzac, liv. V, lett. 13
    • Fig.

      • Jeter son dévolu, un dévolu sur quelqu'un, sur quelque chose, fixer son choix, arrêter son idée sur.... Mais nos soins empressés ne nous ont rien valu, Et le diable a sur nous jeté son dévolu Regnard, Distrait, II, 1

Étymologie

Dévolu 1.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander