efféminé, ée part. passé. (è-fé-mi-né, née)
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1Rendu par les habitudes semblable à une femme.
- Va, cœur efféminé, va, lâche, sors d'ici Rotrou, Antig. IV, 6
- Des cœurs efféminés dont l'oisive mollesseNe connaît d'intérêts que ceux de leur tendresse Voltaire, Sophon. I, 2
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Substantivement. Un efféminé.
C'est le propre de l'efféminé de se lever tard, de passer une partie du jour à sa toilette, de se voir au miroir, de se parfumer, de se mettre des mouches, de recevoir des billets et d'y faire réponse
La Bruyère, I
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2En parlant des choses.
Pour la musique, on sait que les anciens croyaient que rien n'était plus pernicieux à une république bien policée que d'y laisser introduire une mélodie efféminée
Fénelon, Éduc. des filles, ch. 12Quel est le citoyen parmi nous qui se priverait, comme Julien, Antonin et Marc-Aurèle, de toutes les délicatesses de notre vie molle et efféminée.... ?
Voltaire, Dict. phil. Philosophes, I- Essayant sur le luth des chants efféminés C. DELAVIGNE, Vêpres sic. II, 2