efflanqué, ée part. passé. (è-flan-ké, kée)
-
Amaigri, en parlant du cheval, par la fatigue ou la mauvaise nourriture.
- Malheureux, laisse en paix ton cheval vieillissant,De peur que tout à coup, efflanqué, sans haleine,Il ne laisse en tombant son maître sur l'arène Boileau, Ép. X
-
Par extension.
C'était un grand garçon fort efflanqué, fort fluet
J.-J. Rousseau, Conf. I
-
Se dit aussi du cheval dont les flancs sont creux et très retroussés.
-
Par extension.
La princesse de Babylone, après son accident [chute, dans un bal, d'un oreiller qu'elle avait mis sous ses jupes pour arranger sa taille ; elle était enceinte], était efflanquée du côté droit et toute biscornue de l'autre
Hamilton, Gramm. 10
-
Rage efflanquée, mal qui attaque les vieux chiens de chasse, et dans lequel leurs flancs se resserrent et leur battent de faiblesse et d'épuisement.
-
Fig. Sans vigueur et sans nerf. Style efflanqué. Prose efflanquée.
- Mais dans ce style efflanqué, sans vigueur,J'aime encor mieux l'insipide langueur J.-B. Rousseau, Ép. II, 2, Brumoy.