effroi s. m. (è-froi)
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1Grande frayeur. Porter, inspirer l'effroi.
- Je me retire donc encor pâle d'effroi ;Mais le jour est venu quand je rentre chez moi Boileau, Sat. VI
- Il est vrai, je n'ai pu concevoir sans effroiQue Bajazet pût vivre et n'être plus à moi Racine, Baj. II, 5
- Et je ne dois la vie en ce commun effroiQu'au bruit de mon trépas que je laisse après moi Racine, Mithr. II, 3
- Seigneur, je viens à vous pleine d'un juste effroi Racine, Phèd. IV, 4
- Ce Juif, comblé d'honneurs, me cause quelque effroi Racine, Esth. III, 1
- Quel trouble vous agite et quel effroi vous glace ? Racine, Athal. II, 5
- Mais d'où vient que mon cœur frémit d'un saint effroi ?Est-ce l'esprit divin qui s'empare de moi ? Racine, ib. III, 7
- Ma fille, me dit-elle, avec un cri d'effroi Ducis, Othel. II, 1
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Terme de chasse. On dit que le cerf part d'effroi, lorsque quelqu'un ou quelque chose qui l'effraye le fait partir.
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2Fig. Cause d'effroi. Ce conquérant a été l'effroi et la terreur de la terre entière.
- Au Dieu persécuteur, effroi du genre humain Voltaire, Fanat. I, 4
Étymologie
Esfroyer (voy. EFFRAYER) ; Berry, effray, effré ; provenç. esfrei.