Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

effréné dans le Littré

1 article· 5 citations· rimes· synonymes

effréné, ée adj. (è-fré-né, née)

  1. 1Terme de blason. Se dit d'un cheval qui n'a ni bride ni selle, et qui se nomme autrement gai.

  2. 2Fig. Qui est sans frein moral, sans retenue. Une licence, une passion effrénée. Désirs effrénés.

    • Comment, il vient d'avoir l'audace De me fermer la porte au nez, Et de joindre encor la menace à mille propos effrénés ! Molière, Amph. III, 4
    • Que devait-il arriver, sinon ce qu'on a vu, c'est-à-dire une licence effrénée dans toutes les matières de la religion ? Bossuet, Variat. 15
    • On vit avec horreur une muse effrénéeDormir chez un greffier la grasse matinée Boileau, Ép. V
    • Doit-on donner le nom de courage et de valeur à une hardiesse aveugle, téméraire, impétueuse, qui ne connaît point de règle et qui n'a pour guide qu'une ardeur insensée de fausse gloire et un désir effréné de se distinguer à quelque prix que ce soit ? Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. VI, p. 621, dans POUGENS
    • Vous voyez sans pitié ma douleur effrénée Voltaire, Alz. IV, 1

Étymologie

Lat. effrenatus, de ex, et frenum, frein. Ou trouve aussi effrener pour enfrener, mettre le frein.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander