empêtrer v. a. (an-pê-tré. Au XVIIe siècle on écrivait empestrer ; et Chifflet, Gramm. p. 238, remarque que cette s se prononçait)
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1Lier les jambes d'un cheval que l'on met en pâture.
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Embarrasser les pieds dans des liens ou filaments.
....sa toison Était d'une épaisseur extrême.... Elle empêtra si bien les serres du corbeau Que le pauvre animal ne put faire retraite
La Fontaine, Fabl. II, 16Je jurerais que les enchanteurs qui me poursuivent ont résolu de m'empêtrer dans ces filets et d'arrêter mon voyage
Don Quichotte, t. IV, dans RICHELET
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2Fig. Embarrasser. Pourquoi m'avez-vous empêtré de cet homme-là ? Empêtrer quelqu'un dans une méchante affaire, l'y compromettre.
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3S'empêtrer, v. réfl. S'embarrasser. Ce cheval s'est empêtré dans les traits.
Le renard va visiter les lacets, les gluaux, emporte successivement les oiseaux qui se sont empêtrés
Buffon, Renard.Les bœufs s'empêtrèrent et firent pencher l'arche
Voltaire, Philos. IV, 330
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Fig. et familièrement. S'empêtrer dans de mauvaises spéculations.
Étymologie
Norm. empaturer ; ital. impastoiare, empêtrer ; du bas-latin pastorium, pastoria, entraves, de pastor, pasteur (voy. PÂTRE, et comparez PATURON). L'étymologie de in petra, en pierre, pour empestrer ne peut se soutenir ; mais il est très probable que empietrer, qui se trouve au XIVe siècle et au XVIe, en vient, et qu'il y a eu confusion d'empietrer et d'empestrer.