empaler v. a. (an-pa-lé)
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Faire subir le supplice du pal.
De la sorte que vous en parlez, je crois aussi que vous auriez été bien aise que j'eusse été empalé une demi-heure pour savoir comment cela se fait, et comment l'on s'en trouve
Voiture, Lett. 50Il y a quelques années que l'on condamna, dans la Tartarie, deux jeunes gens à être empalés, pour avoir regardé, leur bonnet sur la tête, passer une procession de lamas
Voltaire, l'H. aux. 40 écus, proportionsIl fit empaler un boulanger qu'il avait surpris en fraude
Montesquieu, Esp. XXVI, 24
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Par extension.
J'aurais donc pour ressource des escargots, des vers, des mouches, et je passerais ma vie à me mettre hors d'haleine pour courir après des papillons, à empaler de pauvres insectes....
J.-J. Rousseau, Promen. 7
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S'empaler, v. réfl. Se dit quelquefois d'un accident où un homme, tombant de haut sur quelque objet pointu, se fait une blessure comparée à un empalement. Il est malheureusement tombé sur des échalas et s'est empalé.
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2Traverser par un pieu un objet quelconque.
Un trou, ménagé au centre [des pains de seigle de Suède], permet d'en empaler une quantité prodigieuse au moyen de perches fixées sous les plafonds
Journ. offic. 20 mars 1873, p. 1949, 2e col.
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3S'empaler, s'infliger à soi-même le supplice du pal.
Les Hindous sont très superstitieux ; on en voit qui, pour apaiser la colère de leurs divinités, s'empalent, ou se précipitent dans les fleuves, ou s'enterrent tout vivants
CORTAMBERT, Cours de géographie, Paris, 1873, p. 566
Étymologie
En 1, et pal. Dans l'ancienne langue, empaler signifie seulement percer avec un pal ou toute autre arme.