empirer (an-pi-ré)
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1V. a. Rendre pire. Les remèdes n'ont fait qu'empirer son mal.
- Si de mes jours l'importune duréeNe m'eût en vieillissant la cervelle empirée Malherbe, I, 4
- Pour vouloir fuir le mal, quelquefois on l'empire Thomas Corneille, Comt. d'orgueil, I, 2
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Familièrement. Empirer son marché, rendre sa condition plus mauvaise.
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Empirer quelqu'un, rendre sa santé plus mauvaise.
Ils m'ont fort assuré que la vendange de cette année m'aurait empirée [on lui avait ordonné de tremper ses mains dans la vendange pour une enflure]
Mme de Sévigné, 316
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2V. n. Devenir pire.
Poussée à bout, son mal pourrait empirer
Bossuet, Lett. Corn. 78Les choses empirèrent par sa mort
Bossuet, Var. VII, § 75Leur état et leurs affaires empirent
Bossuet, Hist. II, 7
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Terme de commerce. Se gâter, se corrompre, en parlant des marchandises.
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Il se dit aussi des personnes dont l'état devient plus mauvais.
Enfin on sortit de table pour le soulagement de tout le monde, excepté de moi qui empirais à vue d'œil
Scarron, Rom. com. I, 13
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3S'empirer, v. réfl. Devenir pire.
Leur état allait s'empirant
Bossuet, Hist. II, 1Tout a réussi contre nos pensées, et telle est sa dépravation [de l'âme d'un mourant] qu'elle s'est empirée parmi nos remèdes
Bossuet, Impénit. 3
Étymologie
En 1, et pire.