emplâtre s. m. (an-plâ-tr')
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Terme de pharmacie. Topique glutineux qui, se ramollissant par la chaleur, adhère à la partie sur laquelle on l'applique. Mettre, lever un emplâtre.
- Il avait un grand emplâtre sur le visage Scarron, Rom. com. ch. I
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Fig. Mettre un emplâtre à une affaire, couvrir, réparer ce qu'il y a de défectueux dans une affaire.
Nos petites consolations ne sont que des emplâtres sur les blessures de la vie
Voltaire, Lett. en vers et en prose, 162
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Personne infirme et maladive, et, ironiquement, personne sans activité, sans énergie. C'est un emplâtre que cet homme-là. Quel pauvre emplâtre !
Remarque
Le genre d'emplâtre a été longtemps indécis entre le genre du latin et la terminaison féminine, et dans le XVIIe siècle on le faisait souvent féminin :
Étymologie
Wallon, èplâse ; namur. èplause ; provenç. emplastre, empastre, emplaut, emplaust ; espagn. emplasto ; ital. empiastro ; du latin emplastrum, venu lui-même du grec ἔλπλαστρον, de ἐν, en, et πλάσσειν, former.
Supplément
EMPLÂTRE. Ajoutez : Emplâtre brûlé, emplâtre pour lequel la fusion des corps gras, au lieu d'être faite au bain-marie ou en ajoutant un peu d'eau au mélange, est faite à feu nu ; le corps gras se trouve en partie décomposé, et le carbone colore l'emplâtre.