Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

empoigner dans le Littré

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empoigner v. a. (an-po-gné ; quelques-uns disent an-poi-gné ; mais cette prononciation est beaucoup moins usitée. Lamonnoye, Glossaire, au mot pognie, dit que empogner est une ancienne prononciation à laquelle il faut préférer empoigner)

  1. 1Prendre et serrer avec le poing. Il l'empoigna par le bras.

    • Qui pour une rondache empoigne un escabeau Régnier, Sat. X
    • Je me tins collé au bouc en empoignant avec les deux mains son épaisse toison Fénelon, t. XXI, p. 404
    • Il empoigne un oiseau comme il empoignerait une pierre J.-J. Rousseau, Ém. I
    • Saisir quelqu'un pour le mettre en arrestation ou l'expulser. Empoignez-moi cet homme-là.

      • [Un gendarme] ne gagne point de batailles, il empoigne les gens Paul-Louis Courier, II, 263
    • Fig. Dans un langage familier et d'artistes, intéresser vivement ou causer une forte émotion. Voilà un drame qui empoigne. C'est comme cela qu'on empoigne son lecteur.

  2. 2S'empoigner, v. réfl. Se saisir avec les poings ; et populairement, se colleter ; et fig. entamer une vive discussion.

    • Être saisi avec les poings. Cela s'empoigne facilement.

  3. 4Empoigner quelqu'un, s'emparer de lui, ne pas le quitter.

    • À peine un grand est-il débarqué, qu'il [Théophile] l'empoigne et s'en saisit La Bruyère, IX.

Étymologie

En 1, et poigne ; Berry, empogner.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander