empoisonné, ée part. passé. (an-poi-zo-né, née)
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1Infecté avec un poison.
Personne n'ignore que l'usage des armes empoisonnées remonte aux siècles les plus reculés ; il précéda, dans la plupart des contrées, l'invention du fer
Raynal, Hist. phil. XII, 5
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Fig.
- Le trait empoisonné que ses yeux m'ont lancé Rotrou, Vencesl. IV, 2
Combien elle avait d'aversion pour les discours empoisonnés de la médisance !
Bossuet, Reine d'Anglet.- J'ai dû craindre du roi les dons empoisonnés Racine, Mithr. IV, 2
- Arrachez-vous d'un lieu funeste et profanéOù la vertu respire un air empoisonné Racine, Phèd. V, 1
- Et du bonheur public la source empoisonnée Racine, Esth. III, 4
Les chrétiens, qui ne doivent jamais chercher le plaisir pour le seul plaisir, doivent avoir en horreur ces divertissements empoisonnés [une musique voluptueuse]
Fénelon, Éduc. des filles, XILa langue empoisonnée, loin de lui souffler le venin, s'infectait toute seule elle-même
Massillon, Or. fun. Dauph.
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2À qui on a administré du poison.
- J'approchais de quinze ans alors qu'empoisonnée,Pour avoir contredit mon indigne hyménée Corneille, Héracl. III, 1
- Non, non, Britannicus est mort empoisonné Racine, Brit. V, 6