empoisonneur, euse s. m. et f. (an-poi-zo-neur, neûz')
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1Celui, celle qui empoisonne.
- L'empoisonneur d'Annibal, de mon maître Corneille, Nicom. III, 3
- Sur les pas des tyrans veux-tu que je m'engage,Et que Rome, effaçant tant de titres d'honneur,Me laisse pour tous noms celui d'empoisonneur ? Racine, Brit. IV, 4
- Je veux qu'à chaque instant cette cendre en tous lieuxDe ses empoisonneurs fatigue au moins les yeux Ducis, Hamlet, II, 5
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2Par plaisanterie, mauvais cuisinier.
- C'est Mignot, c'est tout dire, et dans le monde entierJamais empoisonneur ne sut mieux son métier Boileau, Sat. III
Il était Suisse de nation, empoisonneur de profession, et voleur par habitude
Hamilton, Gramm. III
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3Fig. Celui qui débite, propage des doctrines pernicieuses.
De tels poëtes sont des empoisonneurs publics, auxquels il faut interdire tout commerce
Rollin, Hist. anc. liv. XXV, chap. I, art. 2, § 2
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4Adj.
Et moi, reprit Hercule à la peau de lion, [je serai] Son maître à surmonter les vices, à dompter les transports, monstres empoisonneurs
La Fontaine, Fabl. XI, 2Ulysse y court et dit : L'empoisonneuse coupe A son remède encore et je viens vous l'offrir [à ses compagnons]
La Fontaine, ib. XII, 1- Loin du trône nourri, de ce fatal honneurHélas ! vous ignorez le charme empoisonneur Racine, Athal. IV, 3
Étymologie
Empoisonner.