endurci, ie part. passé (an-dur-si, sie)
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1Rendu dur. La terre endurcie par le froid.
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2Fig. Qui a pris une dureté morale.
Mais pour ces francs pécheurs, pécheurs endurcis, pécheurs sans mélange, pleins et achevés
Pascal, Prov. 4Elle [la messe] leur profite comme la prière, laquelle on ne ferait pas pour les pécheurs les plus endurcis, si on ne croyait....
Bossuet, Var. III, § 56- J'irais, par ma constance aux affronts endurci,Me mettre au rang des saints qu'a célébrés Bussi Boileau, Sat. VIII
- Pour ce peuple endurci que rien ne peut gagner Racine, Théb. II, 3
- Un tyran dans le crime endurci dès l'enfance Racine, Brit. v, 7
Il eût donc mieux valu demeurer endurci dans mon habitude
Massillon, Car. Inconst.
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Substantivement. Celui qui a perdu tout sentiment de piété.
Vous ne pouvez réussir comme tant d'impies et d'endurcis à étouffer cette vérité intérieure
Massillon, Car. Évid. de la loi.
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Il se dit, dans le même sens, des sentiments, du cœur, etc.
- Un courroux implacable, un orgueil endurci Corneille, Sertor. IV, 2
- Contre tous ses attraits ma raison endurcie Corneille, Tite et Bérén. II, 1
- Et vos cœurs endurcis sont pour jamais paisibles Quinault, Pers. II, 5
- Crois que dans son dépit mon cœur est endurci Racine, Andr. II, 1
- Quel courage endurciSoutiendrait les assauts qu'on lui prépare ici ? Racine, Iphig. IV, 1
- Quelle haine endurciePourrait en vous voyant n'être pas adoucie ? Racine, Phèdre, II, 2
- Votre jeune Apollon, qui n'a point réussi,Dans la satire encor ne peut être endurci GILBERT, Apol.
Le cœur endurci par les cicatrices mêmes des coups qu'on lui a portés
BUFFON, Nature des anim.
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3Rendu ferme, résistant par l'exercice, le travail.
Il paraît endurci au travail
Fénelon, Tél. IXMes mains endurcies au travail me donnent facilement la nourriture qui m'est nécessaire
Fénelon, ib. XI- Tous ont armé leurs bras endurcis aux travaux Delille, Énéide, ch. VII