endêver v. n. (an-dê-vé)
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Avoir grand dépit de quelque chose. Il endêvait de cela.
- Pour maître Énéas, il rêvait,Ou, pour mieux parler, endêvait Scarron, Virg. travesti, liv. VIII
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Faire endêver quelqu'un, le faire enrager, le dépiter.
On s'ennuyait quand vous n'aviez plus personne à faire endêver
J.-J. Rousseau, Hél. v, 14
Remarque
Mot du dernier bourgeois, dit de Caillières, 1690. Il est en effet resté très vulgaire.
Étymologie
En 1, et l'ancien français desver, derver ou dierver ; wallon, daivî, dâvî, danvî, rêver, rêvasser. Étymologie inconnue. D'après Diez, qui rejette le de-ex-viare, pour lequel on trouverait desvoier ou desvier, l'origine de desver est le latin dissipare, le provençal disipar ayant le sens de mal ordonner, mal arranger ; il cite à l'appui l'italien scipare, qui a le même sens. Cette étymologie ne peut s'élever au-dessus d'une simple conjecture. Gachet voit dans desver, derver, un dérivé irrégulier de diable, de sorte que endêver répondrait à endiabler ; c'est encore une conjecture peu appuyée par la forme du mot ; il y rattache l'anglais endeavour, s'efforcer. A tort ; car endeavour représente l'ancien français en devoir : se mettre en devoir et, de là, s'efforcer.