Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

enfantillage dans le Littré

1 article· 5 citations· rimes· synonymes

enfantillage s. m. (an-fan-ti-lla-j', ll mouillées, et non an-fan-ti-ya-j')

  1. Actions, manières, paroles qui ne conviennent qu'à un enfant.

    • Gamaches n'avait pu se contraindre de reprendre en face et en public les enfantillages qui échappaient à monseigneur le duc de Bourgogne Saint-Simon, 214, 139
    • Voysin porta ses deux charges, comme on vient de le dire, et le roi eut l'enfantillage de s'amuser à le montrer Saint-Simon, 358, 230
    • Pourquoi n'allais-je point à Neufchâtel ? c'est un enfantillage qu'il ne faut pas taire J.-J. Rousseau, Confess. XI
    • Il mêlait des sentiments si fiers et si nobles aux enfantillages de l'amour-propre, que tout cela ensemble n'avait rien que d'intéressant Marmontel, Contes moraux, Scrup.
    • Voyant que votre entretien se prolongeait.... je ne sais pourquoi.... c'est un enfantillage de ma part... mais j'ai craint.... PICARD et MAZÈRES, Trois quartiers, I, 10

Étymologie

Provenc. enfantilhatje ; de l'anc. adj. enfantil, du latin infantilis, de infans, enfant, et la finale age.

Supplément

ENFANTILLAGE. - ÉTYM. Ajoutez : On trouve fantillage. Du moins, c'est de la sorte qu'il faut probablement lire le vers qui est imprimé ainsi : Il vus teneit à sages hum, ne mie d'enfantillage.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander