enfariné, ée part. passé. (an-fa-ri-né, née)
-
1Blanchi de farine.
- Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille,S'écria-t-il de loin au général des chats La Fontaine, Fabl. III, 18
-
2Fig.
- Les gens de grec enfarinésConnaîtront Thélême et Macare Voltaire, Th. et Mac.
-
Être enfariné d'une science, en avoir quelque teinture.
-
Être enfariné d'une doctrine, en être infatué.
-
Venir la gueule enfarinée, venir avec une folle confiance.
C'est un air de gueule enfarinée qui n'appartient qu'à qui vous savez
Mme de Sévigné, 238
-
Dans cette locution, gueule est probablement pris pour le visage entier : la gueule enfarinée, c'est le visage enfariné, comme faisaient les acteurs au XVIe siècle qui s'enfarinaient le visage et se présentaient ainsi aux spectateurs.