enfouir v. a. (an-fou-ir)
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1Mettre dans un trou en terre.
- Il avait dans la terre une somme enfouie,Son cœur avec ; n'ayant d'autre déduitQue d'y ruminer jour et nuit La Fontaine, Fabl. IV, 20
- Ils vont enfouir le trésor La Fontaine, ib. X, 5
On leur coupe les mains, on leur brise les cuisses, on les enfouit tout vivants dans une fosse
Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. I, p. 355, dans POUGENSDans les endroits qui sont cultivés, on ne trouve point de vivres ; les paysans enfouissent dans la terre tous les grains et tout ce qui peut s'y conserver
Voltaire, Charles XII, 4
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Enfouir des plantes, les mettre en terre.
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Absolument.
- Il retint tout chez lui, résolu de jouir,Plus n'entasser, plus n'enfouir La Fontaine, Fabl. X, 5
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2Par extension, cacher sous d'autres choses. Ils avaient enfoui ce manuscrit parmi de vieilles paperasses.
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Fig. Il ne faut pas enfouir les talents que la nature nous a donnés.
Quand on voit combien les querelles si souvent excitées dans le sein du christianisme ont enfoui de talents utiles
D'ALEMBERT, Destr. des jésuites, Œuvres, t. v, p. 61, dans POUGENS.
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Retirer dans un lieu reculé.
Ils emportent de ces opulentes contrées d'immenses dépouilles qu'ils vont enfouir dans leurs incultes et misérables déserts.
RAYNAL., Hist. phil. IV, 21
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3S'enfouir, v. réfl. Se cacher sous terre. Le renard alla s'enfouir dans son terrier.
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Fig. Se retirer dans un lieu reculé. S'enfouir dans une province.
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Étymologie
Lat. infodere, de in, en, et fodere, fouir.