enfreindre v. a. (an-frin-dr')
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Rompre, en parlant de ce qui engage, lie, oblige.
Enfreindre les lois
Régnier, Ode.- Il n'est rien de si saint qu'elle ne fasse enfreindre Corneille, Nicom. I, 1
- Quand on craint d'être injuste, on a toujours à craindre,Et qui veut tout pouvoir doit oser tout enfreindre Corneille, Pompée, I, 1
- Suffit que, si mon fils enfreignait ma défense,Mon sang, mon propre sang en laverait l'offense Rotrou, Antig. IV, 1
- Si quelque transgresseur enfreint cette promesse,Qu'il éprouve, grand Dieu, ta fureur vengeresse Racine, Athal. IV, 3
- Il y va de la vie à qui le veut enfreindre Voltaire, Tancr. II, 1
Le roi d'Angleterre, revêtu par les lois d'une si grande puissance pour les protéger, n'en a point pour les enfreindre
J.-J. Rousseau, Lettres de la montagne, 9
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S'enfreindre, v. réfl. Être enfreint. Les lois de la nature ne s'enfreignent pas impunément.
Étymologie
Lat. infringere, de in, en, et frangere, briser (voy. FRACTURE). Il aurait mieux valu écrire, comme jadis, par un a, enfraindre, à cause de frangere.