engeance s. f. (an-jan-s')
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1Race, en parlant de certains animaux domestiques. Ces canes, ces poules sont d'une belle engeance.
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2Par extension, il se dit des hommes.
Du temps que les bêtes parlaient, Les lions entre autres voulaient être admis dans notre alliance ; Pourquoi non, puisque leur engeance Valait la nôtre en ce temps-là ?
La Fontaine, Fabl. IV, 1- Ils y perdirent peu, puisque l'humaine engeanceEn aurait aussi bien croqué sa bonne part La Fontaine, ib. x, 4
Elle jura par Pluton Que toute l'engeance humaine Serait bientôt du domaine Des déités de là-bas
La Fontaine, ib. VIII, 20
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En mauvaise part.
- Ah ! sortez promptement, engeance de vipère Tristan L'Hermite, Mort de Chrispe, IV, 4
- Je crains plus que la mort cette engeance idolâtreDe lutins importuns qu'engendre le théâtre Rotrou, St-Genest, II, 3
- Babillard, censeur et pédant,Sont en plus grand nombre qu'on pense ;Chacun des trois fait un peuple fort grand ;Le Créateur en a béni l'engeance La Fontaine, Fabl. I, 19
- Quand de ces médisants l'engeance tout entièreIrait la tête en bas rimer dans la rivière Boileau, Sat. IX
- De tous collatéraux l'engeance est trop maligne Regnard, le Légataire, v, 8
Il conclut qu'Ituriel avait de bonnes raisons pour détruire toute cette engeance
Voltaire, Babouc.
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Il se dit parfois même d'une seule personne.
- Ah ! malheureuse engeance ! apanage du diable !C'est toi qui m'as joué ce tour abominable Regnard, Folies amour. I, 2
Remarque
En Lorraine, on se sert très souvent d'engeance dans le sens d'embarras : J'aurais des difficultés, des procès, ce serait une belle engeance, toute une engeance.
Étymologie
Enger.